Chez Nous - 02 aprile 2025, 08:00

Paroles et incohérence

Bla bla bla e incoerenza

Paroles et incohérence

Nei giorni scorsi, un gruppo del Consiglio Valle ha organizzato una serata a Verrés, con l’intento di proporre soluzioni per fronteggiare la desertificazione commerciale che colpisce la nostra regione. Un evento che, a parole, sembrava offrire risposte concrete a un problema che ormai è sotto gli occhi di tutti. Come giustamente affermato durante l’incontro, «La desertificazione commerciale è un problema molto sentito in Valle d'Aosta e lo dimostra la partecipazione numerosa e attenta all'evento, con un pubblico particolarmente giovane, segno di una crescente sensibilità verso le problematiche del territorio». Un bel quadro, da mettere in cornice: la politica che si preoccupa dei problemi reali, della crescita del territorio, delle nuove generazioni. Eppure, dietro le parole, ciò che emerge è solo un grande paradosso.

In effetti, se osserviamo con attenzione chi erano i protagonisti di quella serata, non possiamo fare a meno di notare una spaventosa incoerenza. Alcuni dei consiglieri presenti, che oggi si dicono preoccupati per il futuro del commercio in Valle d’Aosta, in passato hanno ricoperto cariche decisionali di grande rilievo: sono stati Assessori regionali, alcuni addirittura Presidente della Giunta regionale. Altri, da cinque anni, siedono in Consiglio, incapaci di risolvere i problemi di cui ora si dichiarano paladini. È proprio questo il punto: se oggi siamo a questo punto, con il commercio che soffoca e le piccole attività che chiudono una dopo l'altra, è per la responsabilità di chi, fino ad oggi, ha avuto in mano le leve decisionali e ora si sveglia, improvvisamente, alla vigilia delle elezioni. Un risveglio che, francamente, sa di campagna elettorale, più che di reale interesse per il bene della comunità.

La verità, difficile da digerire, è che a nessuno di questi politici è mai davvero interessato risolvere il problema, se non in maniera superficiale e parziale, giusto per rispondere alla necessità di riempire i propri programmi elettorali. E oggi, dopo anni di immobilismo, si presentano come salvatori, vendendo soluzioni che suonano più come promesse da campagna elettorale che proposte concrete. Il coinvolgimento delle nuove generazioni, tanto sottolineato nel corso della serata, sarebbe stato più credibile se queste stesse generazioni non fossero state costrette a emigrare altrove a causa di politiche incapaci di fermare l’emorragia commerciale e occupazionale che ha colpito la nostra regione.

La desertificazione commerciale è un tema reale e serio, ma usarla come strumento per raccogliere consenso in vista delle prossime elezioni è una pura operazione di facciata. Il festival delle promesse si arricchisce così di parole vuote, che non trovano fondamento nelle azioni passate e neppure in quelle future, se non accompagnate da una vera e propria inversione di rotta, cosa che, purtroppo, non sembra essere all’orizzonte.  Per affrontare la desertificazione commerciale, sarebbe necessario un approccio strutturato che parta da un'analisi approfondita delle cause, ma che si traduca in azioni pratiche e misurabili.

Innanzitutto, occorrerebbe incentivare l'apertura di nuove attività commerciali con agevolazioni fiscali e un supporto concreto alle start-up locali, in modo da favorire la diversificazione dell'offerta e stimolare la competitività. Parallelamente, sarebbe fondamentale investire nella formazione e nell'innovazione, dando agli imprenditori locali gli strumenti per adattarsi ai nuovi mercati digitali e alle necessità di un consumatore sempre più esigente.

Un altro elemento cruciale sarebbe l'introduzione di politiche che favoriscano l'integrazione tra commercio e turismo. La creazione di percorsi di valorizzazione dei centri storici, la promozione dei prodotti locali e l'attrazione di flussi turistici mirati potrebbero rappresentare leve fondamentali per rilanciare il commercio nei piccoli borghi e nelle zone più periferiche. Inoltre, la creazione di reti tra i commercianti, attraverso piattaforme online o eventi di settore, potrebbe stimolare la cooperazione tra le realtà locali, migliorando la visibilità e la competitività delle attività.

Infine, sarebbe necessario un impegno costante nella valorizzazione del nostro patrimonio culturale e ambientale, facendo in modo che la Valle d'Aosta diventi una meta privilegiata per chi cerca esperienze autentiche. Solo con una visione a lungo termine, che sappia unire sviluppo economico, sostenibilità e innovazione, sarà possibile invertire la tendenza e offrire al territorio opportunità reali di crescita.

Bla bla bla e incoerenza

Ces derniers jours, un groupe du Conseil de la Vallée a organisé une soirée à Verrès dans le but de proposer des solutions pour lutter contre la désertification commerciale qui touche notre région. Un événement qui, en paroles, semblait offrir des réponses concrètes à un problème désormais évident pour tous. Comme il a été justement affirmé lors de la rencontre, « La désertification commerciale est un problème très ressenti en Vallée d'Aoste, et cela se manifeste par la participation nombreuse et attentive à l'événement, avec un public particulièrement jeune, signe d'une sensibilité croissante aux problèmes du territoire ». Un beau tableau à encadrer : la politique qui se soucie des problèmes réels, de la croissance du territoire, des nouvelles générations. Pourtant, derrière les mots, ce qui émerge n'est qu'un grand paradoxe.

En effet, si l'on observe attentivement qui étaient les protagonistes de cette soirée, il est impossible de ne pas remarquer une incohérence frappante. Certains des conseillers présents, qui se disent aujourd'hui préoccupés pour l'avenir du commerce en Vallée d'Aoste, ont occupé par le passé des postes décisionnels de grande envergure : ils ont été conseillers régionaux, certains ont même été présidents du gouvernement régional. D'autres, depuis cinq ans, siègent au Conseil, incapables de résoudre les problèmes qu'ils se déclarent maintenant vouloir défendre. C’est là que le bât blesse : si aujourd'hui nous en sommes arrivés là, avec un commerce qui suffoque et de petites entreprises qui ferment une après l'autre, c'est la responsabilité de ceux qui, jusqu’à aujourd'hui, ont détenu les leviers de décision et qui se réveillent maintenant, soudainement, à la veille des élections. Un réveil qui, franchement, sent plus la campagne électorale qu'un réel intérêt pour le bien de la communauté.

La vérité, difficile à digérer, est que ces politiciens ne se sont jamais réellement intéressés à résoudre le problème, sinon de manière superficielle et partielle, juste pour répondre à la nécessité de remplir leurs programmes électoraux. Et aujourd'hui, après des années d'immobilisme, ils se présentent comme des sauveurs, vendant des solutions qui ressemblent plus à des promesses de campagne qu’à des propositions concrètes. L'implication des nouvelles générations, tant soulignée au cours de la soirée, aurait été plus crédible si ces mêmes générations n'avaient pas été contraintes d’émigrer ailleurs en raison de politiques incapables d’arrêter l’hémorragie commerciale et occupée qui touche notre région.

La désertification commerciale est un sujet réel et grave, mais l'utiliser comme un outil pour recueillir des voix à l’approche des élections est une pure opération de façade. Le festival des promesses s'enrichit ainsi de paroles vides, qui ne trouvent pas de fondement dans les actions passées et encore moins dans celles à venir, si elles ne sont pas accompagnées d'un véritable changement de cap, ce qui, malheureusement, ne semble pas être à l'horizon. La Vallée d'Aoste mérite bien plus que cela. Pas encore du vent de paroles, mais des actes concrets, issus de choix courageux et d’une véritable volonté de changement.

Pour lutter contre la désertification commerciale, il serait nécessaire d’adopter une approche structurée qui commence par une analyse approfondie des causes, mais qui se traduise en actions pratiques et mesurables.

Tout d'abord, il serait important d’encourager l’ouverture de nouvelles activités commerciales avec des avantages fiscaux et un soutien concret aux start-ups locales, afin de favoriser la diversification de l’offre et stimuler la compétitivité. Parallèlement, il serait essentiel d’investir dans la formation et l’innovation, en fournissant aux entrepreneurs locaux les outils nécessaires pour s’adapter aux nouveaux marchés numériques et aux exigences d’un consommateur de plus en plus exigeant.

Un autre élément clé serait l’introduction de politiques favorisant l’intégration entre commerce et tourisme. La création de parcours de valorisation des centres historiques, la promotion des produits locaux et l’attraction de flux touristiques ciblés pourraient représenter des leviers fondamentaux pour relancer le commerce dans les petits villages et les zones périphériques. De plus, la création de réseaux entre commerçants, via des plateformes en ligne ou des événements sectoriels, pourrait stimuler la coopération entre les acteurs locaux, améliorant ainsi la visibilité et la compétitivité des entreprises.

Enfin, un engagement constant dans la valorisation de notre patrimoine culturel et environnemental serait nécessaire, afin que la Vallée d'Aoste devienne une destination privilégiée pour ceux qui recherchent des expériences authentiques. Ce n’est qu’avec une vision à long terme, capable de conjuguer développement économique, durabilité et innovation, qu’il sera possible d’inverser la tendance et d’offrir au territoire de réelles opportunités de croissance.

piero.minuzzo@gmail.com

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