Chez Nous - 20 marzo 2025, 08:00

Ne les oublions pas

Non dimentichiamole

Ne les oublions pas

Il 18 marzo 2025, ad Aosta, un ricordo doloroso si è fatto sentire con forza: cinque anni da un dramma che ha colpito il mondo intero. Il discorso di Matteo Fratini, presidente dell’Aps e della gestione del Cimitero comunale, ci ha riportato indietro a quei giorni segnati dal silenzio, dalla paura e dall’impotenza. Ma anche alla luce di un coraggio e di una solidarietà che, pur nella tragedia, sono emersi in maniera straordinaria. Il virus che ha sconvolto le nostre vite non è stato solo una sfida sanitaria, ma un test per la nostra umanità. Oggi, mentre ricordiamo le vittime, ci è necessario non solo commemorare, ma riflettere e agire.

Fratini, con la sua toccante retorica, ha ben sintetizzato il dolore e la resilienza di quei giorni. Il nemico invisibile che trasformava ogni gesto quotidiano in un pericolo, l’incertezza di un abbraccio che poteva essere l'ultima carezza, la solitudine che ha separato famiglie, ha marchiato la nostra memoria collettiva. Ma insieme a questa oscurità, abbiamo assistito a una reazione straordinaria: medici, infermieri, scienziati, e cittadini comuni che hanno dato tutto, rischiando la propria vita per quella degli altri. Il miracolo umano, come lo ha definito Fratini, ci ha fatto vedere la parte migliore di noi stessi, uniti nonostante la distanza fisica, segnati però da una ferita che ancora brucia.

Oggi, però, la memoria è messa alla prova. Non è sufficiente ricordare: dobbiamo farlo con consapevolezza, e con la determinazione di non cadere negli errori del passato. La pandemia non è solo un capitolo triste della nostra storia; è un monito che non possiamo dimenticare. Le cicatrici che ci ha lasciato non sono solo fisiche, ma morali e sociali.

 Il virus ha svelato la nostra vulnerabilità, ma ha anche rivelato, seppur in tempi di sofferenza, la nostra capacità di resilienza. Tuttavia, questa lezione non può essere sprecata. Il ricordo di quelle vittime non deve essere un mero esercizio di commemorazione, ma un faro che guida le nostre scelte quotidiane. Non possiamo permetterci di essere compiacenti. Non dobbiamo dimenticare, ma agire.

E qui viene la parte più difficile. Perché, in mezzo a questa sofferenza collettiva, sono emerse anche divisioni. La responsabilità individuale e politica è un tema che non può essere eluso. A chi ha perso una persona cara, a chi ha visto la propria vita stravolta dalla pandemia, non basta un ricordo superficiale. Serve un atto di responsabilità condivisa. Eppure, mentre l’Italia piangeva le sue vittime, alcuni si sono rifiutati di comprendere la gravità della situazione, rifiutando le misure di protezione, la vaccinazione, e alimentando una cultura del negazionismo che ha messo a rischio la salute collettiva.

I No Vax, con la loro ostinata contrarietà alle indicazioni scientifiche, hanno rappresentato una ferita aperta nel corpo sociale. Non possiamo, né dobbiamo, dimenticare che anche il rifiuto di vaccinarsi è stato un atto di irresponsabilità che ha contribuito a prolungare il dolore di tante famiglie, che ha aumentato il numero delle vittime e che ha ritardato la via d'uscita dalla pandemia.

Fratini ha fatto bene a ricordarci che la memoria non è un lusso, ma l’unico vaccino contro la ripetizione dell’orrore. Non possiamo permettere che il sacrificio di chi ha lottato e di chi ha perso la vita venga vanificato dalla pigrizia intellettuale e dalla disinformazione. La memoria deve essere il terreno fertile per un cambiamento che parta dalla nostra responsabilità individuale e collettiva. La politica, le istituzioni, ma anche ciascuno di noi, siamo chiamati a fare la nostra parte.

Non possiamo più permetterci di guardare indietro senza imparare. La lezione della pandemia deve trasformarsi in un impegno concreto per costruire una società più forte, più preparata, ma anche più unita. Un impegno che inizi con il rispetto per la scienza e per le vite umane, che si estenda alla cura del bene comune e che ponga fine a quel clima di divisione che ancora oggi, in alcuni casi, segna il nostro dibattito pubblico.

Mentre  ricordiamo le vittime del Covid, rinnoviamo insieme il nostro impegno per non dimenticarle. Perché la memoria è un dovere che non può essere mai delegato, e la responsabilità, individuale e collettiva, è la chiave per evitare che simili tragedie si ripetano. Non dimentichiamole.

Non dimentichiamole

Le 18 mars 2025, à Aoste, un souvenir douloureux s'est fait entendre avec force : cinq ans depuis un drame qui a frappé le monde entier. Le discours de Matteo Fratini, président de l'Aps et de la gestion du cimetière communal, nous a ramenés à ces jours marqués par le silence, la peur et l'impuissance. Mais aussi à la lumière d'un courage et d'une solidarité qui, malgré la tragédie, ont émergé de manière extraordinaire. Le virus qui a bouleversé nos vies n’a pas été seulement un défi sanitaire, mais un test pour notre humanité. Aujourd'hui, alors que nous nous souvenons des victimes, il est nécessaire pour nous non seulement de commémorer, mais de réfléchir et d'agir.

Fratini, avec sa rhétorique poignante, a bien résumé la douleur et la résilience de ces jours. L'ennemi invisible qui transformait chaque geste quotidien en un danger, l'incertitude d'une étreinte qui pouvait être le dernier câlin, la solitude qui a séparé les familles, a marqué notre mémoire collective. Mais avec cette obscurité, nous avons assisté à une réaction extraordinaire : médecins, infirmiers, scientifiques et citoyens ordinaires qui ont tout donné, risquant leur vie pour celle des autres. Le miracle humain, comme l’a défini Fratini, nous a montré la meilleure partie de nous-mêmes, unis malgré la distance physique, mais marqués par une blessure qui brûle encore.

Aujourd'hui, cependant, la mémoire est mise à l'épreuve. Il ne suffit pas de se souvenir : nous devons le faire avec conscience, et avec la détermination de ne pas tomber dans les erreurs du passé. La pandémie n'est pas seulement un chapitre triste de notre histoire ; c’est un avertissement que nous ne pouvons pas oublier. Les cicatrices qu'elle nous a laissées ne sont pas seulement physiques, mais morales et sociales. Le virus a révélé notre vulnérabilité, mais il a aussi révélé, même en temps de souffrance, notre capacité de résilience. Cependant, cette leçon ne peut pas être gâchée. Le souvenir de ces victimes ne doit pas être un simple exercice de commémoration, mais une lumière qui guide nos choix quotidiens. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être complaisants. Nous ne devons pas oublier, mais agir.

Et voici la partie la plus difficile. Parce qu'au milieu de cette souffrance collective, des divisions ont aussi émergé. La responsabilité individuelle et politique est un sujet qui ne peut être éludé. À ceux qui ont perdu un être cher, à ceux qui ont vu leur vie bouleversée par la pandémie, il ne suffit pas d’un souvenir superficiel. Il faut un acte de responsabilité partagée. Pourtant, pendant que l'Italie pleurait ses victimes, certains ont refusé de comprendre la gravité de la situation, rejetant les mesures de protection, la vaccination, et alimentant une culture du négationnisme qui a mis en danger la santé collective.

Les No Vax, avec leur opposition obstinée aux recommandations scientifiques, ont représenté une plaie ouverte dans le corps social. Nous ne pouvons ni ne devons oublier que le refus de se faire vacciner a été un acte d'irresponsabilité qui a contribué à prolonger la douleur de nombreuses familles, qui a augmenté le nombre de victimes et qui a retardé la sortie de la pandémie.

Fratini a bien fait de nous rappeler que la mémoire n’est pas un luxe, mais le seul vaccin contre la répétition de l'horreur. Nous ne pouvons pas permettre que le sacrifice de ceux qui ont lutté et de ceux qui ont perdu la vie soit annulé par la paresse intellectuelle et la désinformation. La mémoire doit être le terreau pour un changement qui découle de notre responsabilité individuelle et collective. La politique, les institutions, mais aussi chacun d’entre nous, sommes appelés à faire notre part.

Nous ne pouvons plus nous permettre de regarder en arrière sans apprendre. La leçon de la pandémie doit se transformer en un engagement concret pour construire une société plus forte, plus préparée, mais aussi plus unie. Un engagement qui commence par le respect de la science et des vies humaines, qui s'étend à la prise en charge du bien commun et qui met fin à ce climat de division qui, encore aujourd’hui, dans certains cas, marque notre débat public.

Alors que nous nous souvenons des victimes du Covid, renouvelons ensemble notre engagement à ne pas les oublier. Parce que la mémoire est un devoir qui ne peut jamais être délégué, et la responsabilité, individuelle et collective, est la clé pour éviter que de telles tragédies se reproduisent. Ne les oublions pas.

piero.minuzzo@gmail.com

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