Chez Nous - 26 febbraio 2025, 08:00

L’évolution des soins… et des grades

L’evoluzione dell’assistenza… e dei gradi

L’évolution des soins… et des grades

Nel bel mezzo del caos sanitario che caratterizza l'Italia, si è appena varato un provvedimento che segnerà una nuova fase della storia infermieristica: l’introduzione dell’Assistente Infermiere. Un po’ come quelle volte in cui, dopo un po’ di sano stallo, decidiamo finalmente di fare qualcosa… ma per farlo dobbiamo prima chiederci se serva davvero.

Vediamo, un tempo (non molto lontano), in ospedale c’erano i medici e gli infermieri generici. Questi ultimi, poco più che manovalanza per la gestione dei pazienti, avevano il compito di cambiare bende, somministrare medicinali e, all’occorrenza, tamponare ferite e lacrime. Nonostante il lavoro intenso, l’infermiere era (e continua a essere) il fulcro della sanità, ma con una formazione a volte approssimativa e con pochi strumenti per poter fare davvero la differenza.

Ma come ogni cosa, tutto cambia. Si parte dal livello base, e poi si innalza la piramide: l’Infermiere professionale, con studi superiori, corsi di laurea e una preparazione che lo qualifica come il vero protagonista dell’assistenza. In effetti, era proprio il ruolo dell’infermiere a doversi evolvere. Dopotutto, se gli oss (Operatori Socio-Sanitari) sono solo un passaggio intermediario verso la grande gloria del diploma di infermiere, cosa succede quando scopriamo che i laureati in infermieristica sono… troppo pochi?

Ecco che arrivano gli Assistenti Infermieri, una figura di supporto alla professione. Ma non un supporto di quelli da “a fare la spesa mentre io mi preparo per la conferenza”, no, parliamo di una vera e propria figura che assumerà alcune delle responsabilità degli infermieri, a volte senza nemmeno il training completo. Pensateci un attimo: se l'infermiere, a volte già messo sotto pressione, fatica a dare l’assistenza adeguata, come faranno degli assistenti che, a malapena, hanno avuto una formazione di qualche ora?

Certo, magari aiuteranno con il cambio dei lenzuoli e a portare il vassoio con il pranzo, ma quando si tratta di gestire una situazione d’emergenza o di mettere in atto una manovra salvavita, le cose potrebbero diventare… complicate. E non vorremmo trovarci con qualcuno che, pur con la buona volontà, finisca per assistere più se stesso che gli altri.

Ma l’ironia della questione non finisce qui. Qual è il punto di creare nuove figure professionali, se non c'è la base solida di infermieri qualificati? Stiamo veramente colmando il gap, o lo stiamo solo mascherando con un po’ di retorica e con la creazione di “gradi” che non fanno altro che alleggerire le responsabilità delle figure che, in realtà, sono quelle che devono davvero far funzionare il sistema sanitario?

Abbiamo già avuto la fergatura delle liste di galleggiamento per mascherare le liste di attesa

Un tempo, i medici erano visti come quasi dei semidei, mentre gli infermieri erano i custodi della praticità. Ma oggi? Con una sanità che ha subito tagli a destra e a manca, l’infermiere si trova a dover gestire una mole di lavoro che va oltre ogni limite, e ora arrivano gli Assistenti Infermieri. Una proposta che fa sembrare la sanità come una grande fabbrica, dove tutti si dividono in compiti più o meno utili a seconda della fascia salariale e del titolo accademico. Ma lo sappiamo tutti: un titolo non è tutto, e la buona volontà è fondamentale. Speriamo solo che la volontà di migliorare la situazione non venga travolta dalle buone intenzioni.

In conclusione, il sistema sanitario italiano sta indubbiamente affrontando una crisi strutturale profonda. Forse dovremmo partire proprio dalle radici: investire in formazione, in assunzioni e, soprattutto, in un supporto adeguato per chi quotidianamente affronta il peso della vita e della morte, non solo in ospedale, ma dentro le proprie stesse mani. Perché alla fine, l’infermiere – qualunque ruolo ricopra – è l’anello di congiunzione tra la vita del paziente e la medicina. E se quella catena si spezza, l’ospedale, per quanto grande e ben attrezzato, rimane vuoto.

L’evoluzione dell’assistenza… e dei gradi

Au beau milieu du chaos sanitaire qui caractérise l'Italie, une nouvelle mesure vient d'être instaurée, marquant une nouvelle phase dans l’histoire des soins infirmiers : l’introduction de l'Assistant Infirmier. Un peu comme ces moments où, après un certain temps d’impasse, on décide enfin de faire quelque chose… mais avant de le faire, il faut d'abord se demander si c’est vraiment nécessaire.

Voyons, autrefois (pas si lointain), à l’hôpital, il y avait les médecins et les infirmiers généraux. Ces derniers, à peine plus que des ouvriers pour la gestion des patients, avaient pour tâche de changer les bandages, administrer les médicaments et, le cas échéant, tamponner les blessures et les larmes. Malgré un travail intense, l’infirmier était (et reste) l’épine dorsale de la santé, mais avec une formation parfois approximative et peu d’outils pour vraiment faire la différence.

Mais comme pour toute chose, tout change. On commence par le niveau de base, puis on élève la pyramide : l’Infirmier professionnel, avec des études supérieures, des diplômes et une formation qui le qualifie en tant que véritable acteur des soins. En fait, c’était bien le rôle de l’infirmier qui devait évoluer. Après tout, si les OSS (Opérateurs Socio-Sanitaires) ne sont qu’un passage intermédiaire vers la grande gloire du diplôme d’infirmier, que se passe-t-il lorsque l’on découvre que les diplômés en soins infirmiers sont… trop peu nombreux ?

Voilà que débarquent les Assistants Infirmiers, une figure de soutien à la profession. Mais pas un soutien du genre "je vais faire les courses pendant que je prépare ma conférence", non, il s’agit d’une véritable figure qui assumera certaines responsabilités des infirmiers, parfois sans même une formation complète. Réfléchissez un instant : si l’infirmier, parfois déjà sous pression, peine à fournir des soins adéquats, que feront des assistants qui, à peine, ont suivi une formation de quelques heures ?

Bien sûr, ils aideront peut-être à changer les draps ou à porter le plateau-repas, mais lorsqu’il s’agit de gérer une situation d’urgence ou de réaliser une manœuvre de sauvetage, les choses risquent de devenir… compliquées. Et nous ne voudrions pas nous retrouver avec quelqu’un qui, malgré sa bonne volonté, finit par s'occuper plus de lui-même que des autres.

Mais l’ironie de la situation ne s’arrête pas là. Quel est l’intérêt de créer de nouvelles figures professionnelles s'il n’y a pas une base solide d'infirmiers qualifiés ? Comblons-nous vraiment le fossé, ou ne faisons-nous que masquer le problème avec un peu de rhétorique et la création de "grades" qui n’allègent en rien les responsabilités des figures qui, en réalité, doivent faire fonctionner véritablement le système de santé ?

Nous avons déjà eu l’illusion des "listes flottantes" pour masquer les listes d’attente.

Autrefois, les médecins étaient perçus presque comme des demi-dieux, tandis que les infirmiers étaient les gardiens de la praticité. Mais aujourd’hui ? Avec une santé en morceaux, dévastée par les coupes budgétaires, l’infirmier se trouve à devoir gérer une charge de travail qui dépasse toutes les limites, et voilà maintenant les Assistants Infirmiers. Une proposition qui fait ressembler la santé à une grande usine, où tout le monde se divise en tâches plus ou moins utiles, selon la tranche salariale et le titre académique. Mais nous savons tous que : un titre ne fait pas tout, et la bonne volonté est essentielle. Espérons simplement que cette volonté d'améliorer la situation ne soit pas engloutie par de bonnes intentions.

En conclusion, le système de santé italien traverse incontestablement une crise structurelle profonde. Peut-être devrions-nous commencer par les racines : investir dans la formation, les recrutements et, surtout, dans un soutien adéquat pour ceux qui affrontent chaque jour le poids de la vie et de la mort, non seulement à l’hôpital, mais entre leurs propres mains. Car au final, l’infirmier – quel que soit son rôle – est le lien entre la vie du patient et la médecine. Et si cette chaîne se brise, l’hôpital, aussi grand et bien équipé soit-il, reste vide.

piero.minuzzo@gmail.com

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